Jour du henné. Chez le mari, on fait venir des chanteurs au tambour qui souvent arrivent la veille. On égorge un boeuf dont la moitié est destinée à être amenée chez la famille de la mariée le matin même accompagnée du tisnitt de vêtement pour la mariée par les proches parentes du mari. La mariée de son côté doit se laver selon un rituel. Eclairée par une chandelle, en signe de fécondité, elle sera lavée dans takanna qui désigne le 2ème étage d'une maison kabyle dans un grand plat de poterie qui sert normalement à rouler le couscous. On verse dans ce plat de l'eau froide, des oeufs et des orties. Les orties sont le symbole de l'éveil, afin que la mariée dans le couple soit toujours plus éveillée que son mari. La mariée doit se laver avec du thym, le côté droit, puis le côté gauche. Les oeufs seront cuits ensuite pour être donnés à manger au mari, et l'eau gardée en partie pour être ajoutée à la sauce du couscous qui sera préparé à la tombée de la nuit le 2nd soir du mariage chez les parents du mari. Le couscous sera également servi au mari. Le soir, un des homme de la famille ira à tajmayaait, où le conseil des sages se réunit habituellement, pour inviter les gens du village à venir partager le couscous du mariage. La famille de la mariée en fera autant. La cérémonie du henné a lieu à la fin du repas. Dans certains villages, les femmes se regroupaient en cercle pour chanter des poèmes faisant l'éloge des mariés et de leur famille. C'est seulement après ces chants que les invités pourront se lever pour chanter et danser. Ensuite commence réellement la cérémonie. Le henné est déposé dans un objet en argent, souvent un bijou. Un foulard kabyle est étendu pour déposer dessus le plat dans lequel se trouve le henné. Un bougeoir éclairait la cérémonie et représentait le symbole de la lumière dans laquelle on souhaite voir vivre les mariés et leur famille future. C'est la cérémonie appelée Tawsa. Chez la mariée, seules des femmes sont présentes et chantent des poèmes anciens. Mais autrefois, les femmes n'avaient pas le coeur à chanter puisque la mariée quittait sa famille. Chez le marié, ce sont les hommes qui récitent des poèmes. Une fois la cérémonie terminée, avait lieu ce qu'on appelle tacullit. Il s'agit de partager des mets tels que sfenj, aheddur, puis les chants reprenaient.